Satan était un ange – Karine Giebel – 2014

satan-etait-un-ange-502520Karine GIEBEL

4ème de couverture

Tu sais Paul, Satan était un ange… Et il le redeviendra. Rouler, droit devant. Doubler ceux qui ont le temps. Ne pas les regarder. Mettre la musique à fond pour ne plus entendre. Tic tac… Bientôt, tu seras mort. Hier encore, François était quelqu’un. Un homme qu’on regardait avec admiration, avec envie. Aujourd’hui, il n’est plus qu’un fugitif qui tente d’échapper à son assassin. Qui le rattrapera, où qu’il aille. Quoi qu’il fasse. La mort est certaine. L’issue, forcément fatale. Ce n’est plus qu’une question de temps. Il vient à peine de le comprendre. Paul regarde derrière lui ; il voit la cohorte des victimes qui hurlent vengeance. Il paye le prix de ses fautes. Ne pas pleurer. Ne pas perdre de temps. Accélérer. L’échéance approche. Je vais mourir. Dans la même voiture, sur une même route, deux hommes que tout semble opposer et qui pourtant fuient ensemble leurs destins différents. Rouler droit devant, admirer la mer. Faire ce qu’ils n’ont jamais fait. Vivre des choses insensées. Vivre surtout… Car après tout, pourquoi tenter sans cesse de trouver des explications ?

Mon avis

J’étais vraiment intriguée par les avis qualifiant le dernier Giebel de « différent », après mes lectures de Juste une ombre, Post-Mortem, Maîtres du jeu et Meurtres pour Rédemption. D’abord parce que je trouvais que les livres que j’avais lus étaient déjà assez différents l’un de l’autre, et puis je me demandais en quoi résidait cette « différence »…

J’imagine que la différence tient dans le fait qu’il est moins violent, et c’est vrai qu’il est plus centré sur le road trip des deux personnages, mais la violence psychologique (et même physique) est bien présente même si pas aussi insoutenable. Je le trouve assez réussi sur le plan des personnages, et on retrouve finalement pas mal de thèmes communs avec la deuxième partie de Meurtres pour Rédemption ‘hors prison’: la fuite, la confiance, la rédemption, l’amitié, le désespoir.

On retrouve aussi le style agréable de Giebel: direct, sans fioritures, il va droit au but.

Je n’ai pas trouvé ce roman aussi bon que son chef d’oeuvre « Meurtres pour Rédemption », mais c’est une lecture intéressante sur le plan des relations et de la confiance progressive qui s’établit entre deux personnages masculins, de classe sociale, d’âge et de parcours de vie, tout à fait différents. A lire donc!

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2 réflexions sur “Satan était un ange – Karine Giebel – 2014

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