Baruffa – Isabelle Bary – 2009

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Editions Luce Wilquin, 2009

4ème de couverture

Alice habite un cocon. Elle s’y invente avec brio un bonheur naïf et sans risque à l’ombre de ce grand frère qu’elle n’a jamais connu et où tous les mots, quand ils ne sont pas tus, portent des majuscules. Jusqu’à ce qu’une femme s’invite dans cette vie idéale. Pour la détruire et se l’approprier. Une femme qui va tout ébranler… Parce que c’est là, dans le comble de l’inexistant, dans ce vide où elle croit avoir tout perdu que la vraie vie d’Alice, enfin, va commencer. Celle qui pique, gratte et pétille. Explose, surprend et épuise. Où d’autres vont pénétrer au hasard : une danseuse-peintre aux origines inconnues, une jeune graffeuse orpheline, un homme étrange qui lui parle italien, un directeur de radio locale qui marche un peu trop vite et un vieux musicien qui adore les histoires… Une vie qui osera s’aventurer jusqu’au bout de ce qui n’était pas prévu. La seule en définitive qui vaut bien la peine qu’on en fasse toute une histoire. Baruffa (querelle, en italien) est l’histoire d’une petite guerre. La pire. Celle qu’on mène contre soi. La plus savoureuse aussi quand vient le jour où on la gagne. Parce que d’histoire en histoires, on y aura retrouvé la sienne…

Mon avis

J’ai trouvé ce roman particulièrement touchant et interpellant. Comme femme, on s’identifie en partie à Alice, l’héroïne, elle nous pousse à réfléchir à notre zone de confort, et à ce qu’on oserait faire pour en explorer et dépasser les frontières.

Réaliser qu’une amitié peut être malfaisante et toxique, partir à la rencontre de nouvelles personnes plus vraies, plus authentiques, se rendre compte que le vrai bonheur est à portée de main, chercher un nouveau sens à sa vie, sont autant de thèmes universels abordés dans le roman, qui m’ont remuée ou questionnée.

L’amour est aussi joliment évoqué, le compagnon d’Alice, Charles, reste son point d’ancrage, et vit avec elle ce cheminement, et aime même encore plus la nouvelle femme qu’elle devient.

L’écriture est magnifique, pleine d’inventivité et de poésie, regorgeant de jolies phrases.

L’amour qui dure ne se borne pas à vouloir tout partager.

Je t’aime, je ne suis pas très doué pour le reste.

Elle voudrait rire plus fort pour compromettre toute cette vie qui foisonne, mais il est tard déjà. Elle se cogne et elle existe. Voilà ce que lui suggère le moment: un débordement de vie.

Il réinvente l’amour de peur qu’il ne devienne innocent. Rien en lui n’est résigné. Rien ne se traîne. Il ne laisse pas de place à la suffisance qui fait oublier la saveur des premiers émois.

J’ai eu la chance de rencontrer Isabelle Bary à la Foire du livre de Brive où il y avait quelques auteurs belges au stand Luce Wilquin, j’étais contente de retrouver un petit coin de Belgique, illuminé par son sourire. Elle est tout à fait charmante et m’a fait une jolie dédicace pour son dernier livre Zebraska, que je découvrirai bientôt.

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Biographie

Extraite de son site d’auteur

Isabelle Bary est née à Vilvorde en 1968, d’une maman mi-flamande, mi-anglaise et d’un papa bruxellois francophone. Comme les chevaux, la lecture et le chocolat, l’écriture a conquis son cœur dès l’enfance, mais la possibilité de la vivre n’est venue que bien plus tard. Ingénieur commercial Solvay, sa courte vie de « femme d’affaires » prend une tournure particulière en 1994: elle part, un an, sac au dos pour explorer le monde. Quelques années plus tard lui vient l’envie de conter cet événement, Globe Story paraît en 2005 aux Éditions Complicités.  Le virus est ancré. La plume ensuite ne la quitte plus. En 2008, un premier roman : « Le cadeau de Léa » aux Éditions Luce Wilquin (finaliste du Prix Première et du Prix Jean Muno) a séduit de nombreux lecteurs. Son second roman, Baruffa, paraît en février 2009, chez le même éditeur. Luce Wilquin lui accordera aussi sa confiance pour le troisième « La prophétie du jaguar », paru en février 2011 et encouragé par l’Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique. En mars 2011, les Éditions Luc Pire lui proposent de participer à l’élaboration d’une nouvelle collection ayant pour but de stimuler le goût de lire auprès des voyageurs du train. C’est dans cet esprit que le roman « Braine Blues » paraitra en septembre 2011. Un cinquième roman « La vie selon Hope » est paru début février 2013, aux Éditions Luce Wilquin. Il fait partie de la sélection finale du Prix Soroptimiste de la romancière francophone. Au fil de l’écriture romanesque, elle participe de façon régulière à l’écriture de plusieurs « collectifs » dont « Marginales », dirigé par Jacques De Decker et « J’écris ton nom », une collection des Éditions Couleurs Livres. En 2006, elle entame avec une amie photographe un travail sur les sans-abri de Bruxelles. Ce projet sur les démunis se concrétise en 2009 sous forme d’un beau livre : « Juste un regard » qui parait en novembre 2010 aux Éditions Avant-Propos. En 2007, Hervé Broquet (Éditions Couleur livres) lui commande pour sa collection « Dialogues », la rédaction d’un livre sur l’humanité en médecine, avec la collaboration du Dr Jacques Brotchi. «Le malade et le médecin, une commune humanité » paraît en septembre 2008. Un nouveau roman est paru en octobre 2014, aux Editions Luce Wilquin (avec le soutien de la Scam): Zebraska.

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